Le 11 novembre 2018, António Guterres, Secrétaire général des Nations unies, déclarait : « Imaginez les conséquences d’un système autonome capable de repérer et d’attaquer de lui-même des êtres humains. J’invite les États à interdire ces armes qui sont politiquement inacceptables et moralement révoltantes »[1].

Ces mots très alarmants d’António Guterres désignent une catégorie d’armes communément nommée « robots-tueurs ». Si ces armes n’existent pas encore, elles suscitent pourtant déjà une opposition de plus en plus massive de la communauté internationale et de la société civile. En août 2018, trois États (l’Autriche, le Brésil et le Chili) ont d’ailleurs appelé à « négocier un instrument juridiquement contraignant pour assurer un contrôle significatif des fonctions critiques des armes létales autonomes »[2]. Et un large consensus se dégage désormais au sein des États sur la nécessité de conserver une certaine forme de contrôle humain sur le recours à la force[3]. C’est pourquoi les deux prochaines années pourraient être cruciales.

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